PRÉSIDENT
Nadine ANNELOT

VICE-PRÉSIDENTS
Bernard GRIBAUDO
Alain CLERC

TRÉSORIER
Maire-Florence GAGNOUD

MEMBRES DU COMITÉ DIRECTEUR
Patrice THOLLOT
Martial LEBRET
Robert FRANKLIN
Georges GEMY
Dominique EGAL
Frédéric KAZMIERCZAK

SECRÉTAIRE GÉNÉRAL
Grégoire BILLETTE

SERVICE JURIDIQUE
Céline PETIT

JOUNALISTES
Dominique BARDOUX
Isabelle LEBOEUF


  

  


 
 

 
Le premier objet de notre journal est de faire connaître nos actions. En effet, une partie importante de notre travail s’effectue dans l’ombre. Nos adhérents sont en droit de savoir ce que nous faisons et ce qui se trame dans les couloirs des ministères et qui les concerne directement. En outre, il est intéressant de suivre l’activité des élus de la Fédération et de connaître leurs combats pour la défense de l’intérêt général. 
 
A titre d’exemple, FNCRM Actualités s’est fait l’écho pendant plusieurs années des travaux du Président BOULINGUEZ pour faire aboutir l’immatriculation des cyclomoteurs. (Attention, à l’époque, il était seulement question d’une immatriculation « traditionnelle » en préfecture). 
 
Le deuxième objectif du journal consiste à vous donner des informations professionnelles. Dans un monde de plus en plus organisé et réglementé (trop ?) le chef d’entreprise a conscience qu’il doit savoir un nombre de choses de plus en plus grand.
 
Aujourd’hui, il ne suffit pas de savoir faire le cœur de son métier. Par exemple, qui dira le temps que passe le boulanger à pétrir son pain et le temps (perdu ?) à remplir des formulaires, effectuer des déclarations (dans les temps s’il vous plait) etc.…
 
Dans nos métiers du deux roues, comme ailleurs, les réglementations de toutes sortes s’accumulent. Il y a celles qui sont propres à nos métiers : par exemple l’instauration du B.S.R. pour conduire un cyclomoteur, et celles qui s’appliquent à tous comme les règles nouvelles de facturation, les règles concernant l’emploi en perpétuel mouvement etc.
Il n’est pas venu le temps de s’interroger sur l’utilité d’une fédération et d’un journal, qui vous apporte la connaissance de l’environnement de votre métier. 
Utile ? Certes et à n’en pas douter. Encore faut-il le faire le mieux possible et avec professionnalisme. C’est ce à quoi, mois après mois, nous nous efforçons.
La presse, c’est un métier à part entière….




 

 
Au fait, savez-vous d’où vient ce mot anglais ? Il nous vient d’Amérique. Dans ce pays il n’est pas connoté péjorativement. 
Le lobby en anglais, c’est une pièce de la maison. On peut le traduire par le mot « antichambre ». C’est une pièce qui se trouve parfois à l’entrée d’une maison là où vous posez votre manteau en arrivant. Et c’est aussi, une pièce de la Maison Blanche aux États-unis. Et c’est dans cette pièce que les « lobbyistes »attendent avant de rencontrer le Président des États-unis.
Les représentants de la FNCRM défendent les intérêts de la profession en allant dans les Ministères pour rencontrer des hauts fonctionnaires et des élus.
 
Il est frappant de constater comment l’État gouverne. Les fonctionnaires et les élus sont des gens compétents (si si). En général il veulent bien faire et sont habités par le souci de l’intérêt général. Pourtant, l’État et les petites entreprises, c’est un peu comme le rat des villes et le rat des champs de Jean de LAFONTAINE. Chacun vit dans son monde sans connaître du tout le plus souvent l’univers de l’autre.
 
Les exemples sont légions. Un jour, un haut fonctionnaire du ministère de l’environnement nous invita à travailler sur la réglementation relative aux pots d’échappement de motos. Lors de la première réunion, il nous confia avec modestie qu’il venait d’être nommé à ce poste et qu’il s’occupait auparavant des moteurs d’avions…. La compétence de cette personne et son esprit d’ouverture lui permirent de rapidement mettre à jour ses connaissances. Et pour l’aider dans cette tâche, il y avait les lobbyistes, chargés de transmettre l’information économique et juridique du terrain et d’expliquer les enjeux, les difficultés et l’environnement en général du monde du deux roues.

 
Un autre exemple ? Prenez les 35 heures ! Les gens qui nous gouvernent au ministère de l’emploi sont sincèrement attachés à faire baisser le chômage. Mais ils doivent surtout appliquer les directives du Ministre. Nos ministres sont des gens doués issus pour la plupart de l’ENA (École Nationale d’Administration) et des grandes entreprises. Dans un ministère ou une grosse entreprise, vous comptez les salariés par milliers voire par dizaines de milliers. Comment appréhender dans le détail l’environnement du chef d’entreprise qui n’a pas de salarié et qui envisage d’embaucher une personne ? Toute leur vie, les ministres et les fonctionnaires sont entourés de gens aux compétences multiples. Le rôle de la FNCRM en tant que lobbyiste, c’est aussi d’expliquer le monde (comme dans un laboratoire de recherche biologique) à l’échelle de la cellule. Il nous faut sans cesse expliquer dans le cadre des 35 heures, qu’à l’échelle d’une entreprise disposant de deux salariés, une embauche de 6% n’a pas beaucoup de sens….


 
 

 
Le paritarisme signifie la gestion à parité, c'est-à-dire à égalité, entre les employeurs et les salariés.
De plus en plus souvent, le Gouvernement parle des « partenaires sociaux ». En France, les partenaires sociaux gèrent notamment des questions aussi importantes que la Sécurité Sociale, les retraites etc.…
 
Quel est le rôle de la FNCRM dans le paritarisme ? Il est de trois ordres : nous négocions votre convention collective, nous participons à la gestion du groupe IRP Auto, nous participons à la gestion de la formation professionnelle.
 
Qui sont les partenaires des employeurs dans la négociation de la convention collective ? Vous les connaissez très bien de nom et leurs sigles vous sont familiers. Nous les citons dans le désordre : G.G.T. ; CFDT, FO, CFTC, CGC.
 
Les réunions paritaires ont pour objet d’adapter les lois relatives au travail (code du travail) aux spécificités d’une profession. Bien évidement, nous devons respecter la loi, c'est-à-dire qu’il s’agit d’adapter celle-ci. Par exemple, il y a quelques années, le Gouvernement et le Parlement ont voté les lois relatives aux 35 heures. Chacun en France a du prendre en considération cette nouvelle règle. Pour les métiers du deux roues (entre autre) les partenaires sociaux ont appliqué cette loi en permettant l’annualisation du temps de travail. Pour s’adapter au caractère saisonnier de l’activité du deux roues, il est possible d’organiser le temps de travail de l’entreprise à 35 heures mais selon des modalités de gestion particulières.
 
La FNCRM dans le cadre du paritarisme s’emploie aussi à participer à la gestion de votre retraite et de votre prévoyance. (Statut salarié notamment). Il s’agit en particulier de la prévoyance obligatoire (qui complète la sécurité sociale) en cas de maladie ou d’accident et des retraites complémentaires obligatoires.
Pour savoir quelle masse de travail se cache là dessous, sachez qu’il y a près de 100 réunions de travail par an dans le cadre du groupe IRP Auto. Nous participons donc à la gestion d’un groupe de près de 500 personnes qui gère au quotidien, avec dévouement et compétence, des pensions de retraite, des remboursements, des prises en charges, etc.…
Chacun comprendra qu’il s’agit là encore d’un métier qui s’apparente au métier de l’assurance.
 
Très important aussi dans le cadre du paritarisme, la FNCRM participe à la formation professionnelle.
Qui mieux qu’un professionnel du deux roues en activité sait ce dont a besoin une entreprise du deux roues comme compétences pour aujourd’hui et pour demain ?
Former les jeunes qui seront embauchés dans les entreprises, former les jeunes qui reprendront un jour votre entreprise (qui sait !).
Nos métiers sont basés sur la compétence et le savoir faire. Les règles de l’art et la qualification distinguent nos entreprises des autres types de commerces (grandes surfaces notamment).
La FNCRM participe à la définition des référentiels de formation notamment dans le cadre de l’A.N.F.A. (Association Nationale de Formation Automobile cycle et moto). Régulièrement les professionnels vérifient que les compétences données aux jeunes correspondent aux besoins de l’entreprise. Nous intervenons également dans les choix d’affectation des financements de ces formations.


 


 
Les juristes de la FNCRM assurent au quotidien des consultations variées au profit de leurs adhérents.
Il s’agit ici à nouveau d’un service sur mesure pour chaque entreprise. Les adhérents trouvent auprès du service juridique de la FNCRM deux avantages précieux.
Le premier avantage du service juridique tient dans sa compétence. Celle-ci se fonde tant sur la formation et l’expérience des juristes que sur leur spécialisation dans l’environnement du deux roues.
 
A force de résoudre les mille et un litiges et difficultés que peuvent rencontrer les entreprises du deux roues, nos équipes peuvent répondre la plupart du temps vite et précisément. Les textes mêmes les plus spécifiques à votre profession font partie de notre quotidien. Cette spécialisation offre une qualité de service inégalée par les avocats classiques plus généralistes qui ne peuvent connaître toutes les spécificités du métier.
 
De même, nos adhérents trouvent leur compte dans le très faible coût de la prestation juridique par comparaison aux prix pratiqués dans les cabinets d’avocat. Rappelons-nous que la cotisation annuelle de la Fédération qui offre un bouquet de services correspond environ à une ou deux heures au maximum de temps d’avocat.
On constate une fois encore l’utilité d’une fédération qui permet d’avoir accès au droit pour tous même avec des budgets réduits.
 
Ces quatre métiers réunissent donc des compétences et des savoirs faire variés. Chaque métier est différent et demande des qualités spécifiques. 
Il faut souligner pour finir que la qualité cardinale au sein de la FNCRM réside dans le caractère dévoué des professionnels élus et bénévoles qui acceptent de prendre sur leur temps d’activité professionnelle et personnelle pour se préoccuper de l’intérêt de tous. Il faut s’en rappeler et apprécier ce dévouement à sa juste valeur.